La chatte à l’origine de tous les Burmeses s’appelle Wong-Mau. Elle a été ramenée en 1930 à San Francisco par le Major Thomson, alors médecin en poste à Bangkok. Sur les conseils d’un généticien, il fit des croisements avec d’autres chats venus de Thaïlande, dont des Siamois, pour fixer sa robe aux délicats dégradés de brun. Vers la fin des années 50, les éleveurs américains arrêtèrent complètement ces mariages et n’acceptèrent plus qu’une seule couleur, le seal sépia (appelé aussi sable ou zibeline). Dans les années 1970, l’emploi de quelques chats d’exception renforça le type du Burmese Américain : tête arrondie, front bombé, yeux ronds et corps ultra court. Le Bombay est le petit frère du Burmese Américain. Cette race a été créée par Nikki Horner, une éleveuse américaine qui rêvait d’un chat domestique au look de panthère noire. Après divers essais, elle eut l’idée de croiser des Burmeses avec des American Shorthairs noirs. De 1966 à 1972, c’est au total 27 portées et plus d’une centaine de chatons qui furent nécessaires avant que Nikki reconnaisse avoir atteint son but. Le Bombay était né.